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Confessions d’un journaliste : 5 choses que je ne supporte pas

7 minutes de lecture

Roxanne Varza Varza

Cela fait plusieurs semaines maintenant que je partage avec vous tous mes petits secrets, les secrets des journalistes, et je me suis dit qu’il était temps d’aller plus loin et vous faire part des aspects les plus noirs. Voici les choses qui me mettent (moi et probablement le reste des journalistes) hors de moi.

N’oubliez pas que le métier de journaliste a plusieurs facettes, et la plupart ne me font pas enrager. Mais voici les choses que vous devez absolument éviter.

1. J’ai dit « envoyez moi un email », et non pas « pokez moi sur Facebook. »

C’est marrant, la plupart des journalistes indiquent clairement comment ils veulent être contactés, et pourtant les gens ignorent constamment ces informations et recherchent les moyens les plus énervants pour rentrer en contact avec nous, en espérant la plupart du temps « se faire remarquer ».

Les gens se disent que les journalistes reçoivent une myriade de communiqués de presse et informations en tout genre (et c’est le cas) via emails, le téléphone, Twitter et tout le reste, et que si ils trouvent un moyen différent de les contacter ils retiendront probablement plus leur attention. Et bien en effet, cette méthode attire l’attention, mais pas du tout de la manière espérée.

Tous les journalistes sont différents. J’ai des comptes sur de nombreux réseaux sociaux mais j’ai toujours été claire sur le fait que les personnes qui voulaient prendre contact avec moi devaient le faire par email, Twitter et Linkedin. Je n’aime pas utiliser Skype et Facebook avec des personnes que je n’ai jamais rencontrées, et pourtant la plupart des gens ne prennent pas en compte mes instructions. Il y a des personnes qui ont utilisé mon Facebook de différentes manières, que ce soit me poker ou même appeler mes parents en Californie pour avoir un article ! Je me demande vraiment pourquoi avoir recours à de telles manières alors mon adresse email est clairement indiquée et que (la plupart du temps) je lis et réponds aux messages que je reçois.

Pour résumer, la plupart des journalistes indiquent clairement comment ils souhaitent être contactés. Pourquoi ne pas simplement s’y tenir ?

2. Comme vous le voyez, je n’écris pas d’articles sur les matelas.

L’un des problèmes lorsqu’on a une adresse email rendue publique sur Internet, c’est qu’il y a parfois des personnes qui n’ont aucune idée des sujets sur lesquels j’écris, qui m’envoient leurs communiqués de presse alors qu’ils n’ont rien à voir avec mes sujets de prédilection. Je reçois des communiqués de presse sur les camions, le vin, et même des matelas. Evidemment rien de cela n’attire vraiment une blogueuse tech/startup…

Parfois, la frontière peut-être assez floue. J’écris sur des sujets techniques, mais la plupart du temps je ne couvre que les entreprises et actualités en Europe et plus précisément en France. J’ai ainsi plus de difficultés à écrire sur des entreprises en Chine ou en Australie si il n’y a pas de relations directes avec l’Europe ou la France. C’est envisageable, mais je préfère généralement être briefée sur ces startups seulement si elles ont une histoire susceptible d’intéresser mon public.

Donc, avant de prendre contact avec un journaliste, il est important de se renseigner et s’assurer que ce que vous allez leur envoyer est en rapport avec ce qui intéresse leurs lecteurs.

3. Et oui, vous AVEZ des concurrents.

Voici le cauchemar d’un journaliste : interviewer quelqu’un qui nous dit que son entreprise n’a pas de concurrents. Chaque fois que c’est le cas, ma tête explose et une partie de moi meurt.

Je suis une fervente partisane des discussions ouvertes et sans tabou sur les concurrents, pour les raisons suivantes :

Premièrement, vous aidez les journalistes à mieux comprendre votre activité. Si vous ne mentionnez pas les autres entreprises de votre industrie, il est probable que le journaliste ne comprenne pas très bien le marché dans lequel vous évoluez.

Deuxièmement, je pense qu’il est positif d’être associé à un ensemble, au côté de grosses entreprises et des acteurs dominants si possible, plutôt qu’à un acteur isolé. Et si vous êtes en concurrence avec des entreprises telles que Amazon et Apple (même si c’est de manière très indirecte), ne serait-il pas intéressant pour votre entreprise d’être mentionnée à leurs côtés ?

Et au final, vous risquez de prendre le journaliste pour un idiot, et serez plutôt désagréablement surpris si jamais il publie un article. Si le journaliste fait son travail, il finira par trouver qui sont vos concurrents et les publiera quoi qu’il arrive. Donc pourquoi ne pas simplement en parler ouvertement et éviter de passer pour un charlatan ?

4. Non, ma question ne peut pas attendre 48h

Peut-être que ceci s’applique plus aux blogueurs qu’aux autres types de journalistes, mais n’oubliez pas que les journalistes ont des emplois du temps très serrés. Les embargos ne sont pas très faciles à gérer et la plupart du temps les journalistes travaillent sur plusieurs articles en même temps et essaient de les publier le plus rapidement possible.

Ainsi, lorsque vous ou votre équipe de communication ou de RP reçoit une question de la part d’un journaliste, essayez d’y répondre rapidement. Je ne peux pas vous dire à quel point cela nous aide lorsque quelqu’un peut nous répondre immédiatement, et cela permet aussi d’accélérer la finalisation de l’article et sa publication.

Plusieurs fois des équipes de RP ou de communications ne m’ont pas répondu immédiatement, ils ont un peu traîné des pieds et m’ont donné la réponse à ma question après que mon article ait été publié. Inutile de dire que cela rend ma question et la réponse absolument inutiles.

5. Oui, nous avons eu une conversation mais je n’ai pas signé de contrat.

La pire des assomptions est peut-être le fait d’estimer qu’une interview entraîne un article. J’ai eu plusieurs interviews avec des startups et découvert par la suite qu’en fait il ne s’agissait pas d’un sujet d’article pour moi. L’expliquer peut parfois être difficile.

Certains journalistes ont assez d’intégrité pour simplement dire à la fin si oui ou non ils le publieront un article. Mais dans l’ensemble, il est préférable d’avoir conscience qu’une interview n’entraîne pas toujours un article, et ne pas harceler le journaliste juste parce qu’il vous a interviewé.

Maintenant, si il y a d’autres journalistes ou blogueurs qui souhaitent faire part des comportements qui les énervent le plus, n’hésitez pas !

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